Lorsque paraissent les deux premiers volumes des Mémoires de la Grande Guerre en 1923, l’écrivain Winston Churchill est bien plus populaire en Grande-Bretagne que le politicien. Le succès est immédiat : la Première Guerre mondiale est encore dans tous les esprits – elle n’est achevée que depuis cinq ans – et ces Mémoires traitent d’une période pendant laquelle Churchill était ministre. Premier lord de l’Amirauté, il se trouve alors au cœur des affaires internationales, au plus près des leaders politiques et militaires du temps. Et ses écrits livrent donc un aperçu sans précédent des coulisses du conflit.

Pendant près de cinq ans, il œuvre aux préparatifs de la guerre, rencontre les différents responsables, tente d’imposer ses vues, est confronté aux différentes crises gouvernementales, attaqué à la fois par les conservateurs et les membres de son parti. Jamais inactif, il se rend en octobre 1914 à Anvers où l’armée belge est encerclée. Favorable à l’opération dans les Dardanelles, Churchill passe pour l’initiateur du projet ; son échec lui est alors imputé et il démissionne en novembre 1915. S’ensuit alors une douloureuse traversée du désert.

Churchill se fait le chroniqueur des événements qui ont bouleversé l’Europe entre 1911 et 1915, et dont il a été le témoin autant que l’acteur.

Un document irremplaçable sur l’histoire de la Première Guerre mondiale.