La mise en oeuvre de moyens de survivre par dela la mort, question centrale de la culture egyptienne, a été le biais pour rendre traitable cette realité incontournable du destin humain. Laissant de coté l'apparat qui entoure le mort en Egypte, ses "monuments d'éternité," Jan Assmann a analyse a travers les textes funéraires, particulierement les textes des sarcophages, premier temoignage de la "demotisation" de pratiques d'abord reservées au seul pharaon, le role des "liturgies funeraires". Ces recitations rituelles, paroles que l'écriture rend permanentes et performatives, octroient au défunt un statut dans la société des hommes comme des dieux, en tant qu'esprit glorifié.